" Deux robinets coulent ", L’Enfant et les Sortilèges, M. 71
L’Enfant et les Sortilèges est une fantaisie lyrique en deux parties que Ravel composa sur un livret de Colette.
Cette œuvre reflète l’univers poétique du compositeur, épris des contes et des féeries de l’enfance. La musique vocale y exprime tour à tour les différents sentiments d’un enfant : colère, tristesse, joie, repentir…
Au début de l’œuvre, l’Enfant est puni car il n’a pas fait ses devoirs. Resté seul, il est pris d'une frénésie de perversité : il casse tout ce qu’il trouve et blesse l’écureuil. C’est alors que les objets et les animaux, un à un, vont se plaindre tour à tour de ses mauvais traitements.
Après le fauteuil, il y a la bergère, la vaisselle, l’horloge et des pastoures, même la princesse de ses histoires préférées ne tarit pas de reproches ! L’Enfant s’excuse en lui expliquant qu’elle se trouve dans de beaux livres mais la comparaison maladroite avec ses livres de leçons se retourne contre lui. Les Chiffres ont entendu tout ce qu’il vient de dire et sortent du cahier avec un petit vieillard perdu dans ses problèmes et ses calculs…