"Zoro Dantzak", Trois chœurs basques a cappella
"Zoro Dantzak" (folles-danses) est la composition centrale de l’œuvre Trois chœurs basques a capella du compositeur, il suit "Odolez" (sang) et précède "Argiruntz" (probablement « vers la lumière » ou « lumière douce »).
Cette œuvre témoigne de l’attachement du compositeur à sa terre natale. Le texte en basque est utilisé tant pour son sens que pour l’aspect musical de la langue elle-même.
Langue maternelle du compositeur, elle reste pour beaucoup énigmatique (quant à ses origines pour le moins) et mystérieuse.
C’est à la fin des années 1970 que Félix Ibarrondo étudie avec Maurice Ohana. Ce dernier va beaucoup influencer son écriture. Par ailleurs, il est à l’origine de cette composition. Il lui a vivement recommandé « d’être lui-même et de cultiver ses origines ». Ibarrondo connaissait peu alors la musique savante espagnole. Mais cet élan a donné naissance à la majorité de ses compositions de cette grande décade. C’est à l’occasion du Festival de Chant choral de Tours que cette composition est née. Ibarrondo a ainsi composé "Odolez", en hommage à la grande tradition du chant choral basque. Devant le succès de l’œuvre, il ajoute les deux mouvements suivants, dont "Zoro Dantzak". Il insiste sur l’importance de la musicalité de la langue basque : « L’intensité de la langue basque est pour moi idéale, elle est propice au traitement musical. Sa souplesse, sa malléabilité, son accentuation, sont d’un usage très naturel dans la musique. »