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Pleins feux sur Kurtág

Publié le mer 23/09/2026 - 16:00
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György Kurtág © Ákos Stiller
György Kurtág © Ákos Stiller
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Ami de Ligeti, formé dans l’ombre de Bartók, le Hongrois György Kurtág est un géant de la musique du XXᵉ siècle. En 2026, ce solitaire en marge des chapelles fête ses 100 ans. Au programme d’un week-end spécial, Stèle concentre à elle seule l’essence de son art : une musique de la nudité, où l’expression naît de l’infime et de l’intime. Pierre-Laurent Aimard, l’un de ses proches, rejoint les musiciens du Philar pour faire entendre sa parole. « Les pièces pour piano Játékok — courts documents de ma vie, semblables à un journal — sont devenues, sous les mains de Pierre-Laurent, d’authentiques messages sonores, et j’espère que ces messages trouveront eux aussi leur chemin jusqu’au cœur de l’auditeur », confie Kurtág. 

« Je l’ai rencontré, si ma mémoire est bonne, en 1978, pendant l’hiver à Budapest, se souvient Pierre-Laurent Aimard au micro de Sofia Anastasio sur France Musique. J’ai été présenté à lui, j’ai été invité chez lui, et comme il n’a jamais été un grand bavard, tandis que j’étais assez timide, il y a eu un grand silence de quarante minutes. Pour briser la glace, il a proposé d’aller au piano. Ce qui m’a frappé, c’est qu’il propose de partager un instrument à quatre mains pour entamer une discussion. Il m’a proposé de déchiffrer la musique qui était posée sur l’instrument et c’est ainsi que j’ai découvert mes premiers Játékok, ce fameux journal qu’il tient depuis des décennies. Sa musique a occupé une grande place dans mon univers intérieur et mon activité musicale. Je l’ai observé mille fois enseigner, répéter. » 

Le 16 octobre, le Concerto pour la main gauche de Ravel et Dad Goes to the Mountain de Cassandra Miller, donné en création française, complètent le programme dirigé par Matthias Pintscher. Le 18 octobre, des pages de Robert Schumann sont mises en regard des Bagatelles pour flûte, contrebasse et piano et de l’Hommage à Robert Schumann pour clarinette, alto, piano et grosse caisse du maître hongrois.

Auditorium de Radio France © Christophe Abramowitz

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