"If love’s a sweet passion", The Fairy Queen, Les Pontikis : une comédie baroque, n°10
Cette scène trouve son origine dans la troisième partie du roman Les Pontikis (p. 93) lorsque, pendant le confinement, « Roussotte-tiki donne une leçon de chant à Malterre qui semble un peu ennuyé… ». Dans la saynète, il y a un contre-emploi de Malterre à qui on demande de chanter ce chant sur l’amour. Le travail théâtral avec les élèves sera l’occasion d’expliquer le texte du chant et le comique de la situation. Le basset Malterre n’est pas vraiment un jeune premier… mais finalement, il a à peu près compris cette histoire d’ambivalence des sentiments. Et les élèves ? La comprennent-ils ?
Cet air est extrait de l’acte III de The Fairy Queen du compositeur anglais Henry Purcell (1659-1695), qui s’est inspiré du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. « If love’s a sweet passion », où une nymphe chante les plaisirs et les tourments de l’amour, a connu, du vivant même de Purcell, une notoriété rapide et a été publié en feuillets vendus à la pièce.