"Chœur de l’Hiver", Isis, Acte I, Scène 4, Les Pontikis : une comédie baroque, n°6
La chauve-souris sans nom et la sitelle entourent le lézard d’hiver (personnages à retrouver dans le roman, chapitre « Coup de froid » p. 87) et entament une discussion sur ce qui fait trembler : la peur, le froid….
Pour les caractériser et trouver un mode de jeu théâtral, le roman devrait inspirer les élèves. Quelques idées : la chauve-souris est plutôt gouailleuse, dans le style de Jean Gabin, alors que la sitelle est un petit oiseau craintif. Le lézard, lui, est muet, tremblant et il a une langue bifide. Le « Chœur de l’Hiver », dit également « Chœur des Trembleurs », est extrait du quatrième acte d’Isis, tragédie lyrique de Jean-Baptiste Lully, sur un livret de Philippe Quinault, jouée pour la première fois en 1677.
La particularité de ce chant, et ce qui l’a rendu célèbre, est le tremblement que le compositeur a intégré dans son écriture en utilisant des notes répétées pour donner vie aux paroles : « Nous ne saurions parler qu’avec une voix tremblante ; la neige et les glaçons nous donnent de mortels frissons. »