"Forêts paisibles", Les Indes galantes, quatrième entrée, scène 6, Les Pontikis : une comédie baroque, n°11
Apogée de la représentation, il s’agit de la dernière scène avant le salut final. La musique est précédée d’un dialogue entre deux souris magiques : Manu-tiki, le bricoleur, et Robine-tiki qui, dans le roman, a vécu une aventure éprouvante dans la forêt sauvage qui entoure l’abbaye de Royaumont où vivent les Pontikis. Manu-tiki lui demande de décrire cette forêt mystérieuse… ce qui aboutit à ce passage chanté et dansé par tous, extrait des Indes galantes, opéra-ballet de Rameau.
Celui-ci reflète la fascination exercée sur la société du début du XVIIIe siècle par les Indes (un ensemble de colonies et de pays méridionaux lointains qu’on regroupait globalement sous ce terme) et leurs habitants. Il connut un grand succès dès sa création et resta à l’affiche de manière ininterrompue pendant vingt-cinq ans !